25 ans du génocide contre les Tutsi: Le CINU Lomé organise un débat sur la prévention des conflits

Dans le cadre de la commémoration des 25 ans du génocide rwandais, le Centre d’Information des Nations Unies à Lomé (CINU Lomé) a organisé une rencontre d’échange avec les médias, le 10 avril 2019. Les discussions ont porté sur rôle des médias dans le génocide rwandais et les dangers de la xénophobie, du racisme et de l’intolérance. Elles ont été animées par Mme Nadietou Zibilila, chargée d’information du CINU Lomé et le Professeur Magloire Kuakuvi , Professeur des Universités publiques au Togo et Coordonnateur du Conseil Épiscopal Justice et Paix (CEJP).

Dans son discours à l’occasion, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a mentionné que lors du génocide rwandais, « Plus de 800 000 personnes – en très grande majorité des Tutsis, mais aussi des Hutus modérés et d’autres opposants au génocide – ont été exterminées de manière systématique en moins de trois mois», avant d’ajouter qu’« alors même que nous réaffirmons notre détermination à empêcher que de telles atrocités ne se reproduisent, nous voyons la xénophobie, le racisme et l’intolérance gagner dangereusement du terrain dans de nombreuses régions du monde ». Il a donc demandé instamment « à tous les dirigeants politiques, chefs religieux et représentants de la société civile, hommes et femmes, de dénoncer les discours haineux et la discrimination et de s’attaquer et remédier énergiquement aux maux qui, fondamentalement, nuisent à la cohésion sociale et créent un climat propice à la haine et à l’intolérance ».

Lors des échanges avec les journalistes, la chargée d’information du CINU-Lomé a interpellé ces derniers sur la vulgarisation des messages de haine et de discrimination. Ils ont discuté, en se basant sur l’exemple de la responsabilité établie des journalistes de la radio mille collines au Rwanda. « Ce que nous attendons de la presse togolaise, c’est le respect des règles d’éthique et de déontologie; qu’elle différencie les faits des commentaires. Nous devons vraiment jouer notre rôle et rester fidèle aux faits afin et de ne pas inciter à l’intolérance », a-t-elle souligné en expliquant la responsabilité des journalistes dans la prévention des conflits.

Mentionnons que les journalistes ont eu à suivre des extraits du film « Hôtel Rwanda » qui commence par l’appel au génocide diffusé par la radio « Mille collines ».