A l’orée de 2019, António Guterres prône l’espoir

António Guterres

Dans son adresse à ses collègues à l’entame de la nouvelle année, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres a dressé un tableau assez sombre de la situation sécuritaire et économique dans lemonde: « Les conflits sont de plus en plus complexes.  L’intolérance gagne du terrain, la confiance s’effrite.  La pauvreté qui persiste et les inégalités qui se creusent nous rappellent qu’il faut une mondialisation juste et que nous devons redoubler d’efforts pour atteindre les objectifs de développement durable ».

Face à ce constat, il prône l’espoir. «Il y a pourtant des lueurs d’espoir »,rappelle-t-il, avant d’ajouter que «les accords récemment conclus sur le Yémen marquent peut-être le début de la paix et la fin de la crise humanitaire et soulignent l’importance que revêtent la diplomatie et la médiation. L’adoption de pactes mondiaux sur les migrations et les réfugiés montre la voie à suivre pour sauver des vies et vaincre les préjugés inacceptables à l’égard des personnes contraintes de se déplacer. Le succès de la conférence sur le climat qui s’est tenue en Pologne ouvre des perspectives et ravive nos ambitions alors même que nous préparons le Sommet sur le climat qui se tiendra en septembre prochain à mon initiative ».

Il s’est également félicité du fait que «le nombre de pays qui contribuent aux opérations de maintien de la paix s’élève désormais à 124, ce qui témoigne de toute la solidité du partenariat mondial» rappelant que «l’ONU demeure au centre des efforts déployés partout dans le monde pour faire face à ces défis et aux autres problèmes de notre temps ».

Concernant les réformes en coursau sein de l’organisation, elles visent selon son secrétaire général, à permettre au personnel de donner le meilleur de lui-même, d’apporter un appui à une négociation intergouvernementale, d’intervenir dans une situation humanitaire complexe et de participer au développement ou les difficultés inhérentes à nostravaux.  « La réforme se déploiera dès le premier jour de 2019: quatre nouveaux départements verront le jour, des changements importants dans la gestion prendront effet, un système des coordonnateurs résidents redynamisé commencera à fonctionner et nos équipes de pays entameront leurs travaux en accordant une plus grande place aux actions intégrées et au principe de responsabilité » a-t-il expliqué, avant de conclure que  «ces transformations sont indispensables si l’on veut suivre le rythme des changements et mieux servir les populations – la mission à laquelle nous croyons toutes et tous et ce pour quoi nous avons voulu travailler à l’Organisation des Nations Unies ».